Retour aux factions

La corporation (megacorp)

L'entreprise est l'État : le badge, le soin, le nom sur le brevet se refusent.

Guildes
3 min de lecture
Science-fiction
Thriller
Littéraire

La PI, un badge, un non-compete : la corp peut refuser les soins, un visa, le nom sur le brevet.

Archétype en 3 mots

Badge • Brevet • Clause

L’essentiel en 20 secondes

Ce que ça fait dans l’histoire
La corporation megacorp administre des vies comme un souverain. Un personnage lui doit un badge, une PI, un non-compete ; elle peut lui refuser les soins, un visa, le nom sur le brevet. Contrairement à la guilde marchande, elle a un service juridique à la place de la place du marché : on ne vous voit pas, on vous éteint.
L’erreur n°1
L'organigramme-décor — Contre-exemple : filiales nommées, sigles de holding, une keynote — et aucun badge éteint. Le cyberpunk-décor n'écrit pas la corp.
Le test de révision
Un personnage doit-il un badge, une PI ou une clause à la corp ?

Définition

La corporation fait d'un badge une souveraineté. Un personnage lui doit de la PI, un non-compete, un accès ; elle peut lui refuser les soins, un visa, le nom sur le brevet. Le gratte-ciel n'est pas l'intrigue : l'accès qu'on coupe l'est.

Elle administre des vies comme un État : RH, clauses, campus, filiales. Un logement collé au contrat, un lanceur d'alerte qui perd le visa, un brevet sans nom pèsent plus qu'une keynote.

Contrairement à une guilde marchande, elle n'a pas besoin de vous voir. Contrairement à un laboratoire, le savoir n'est qu'un actif parmi d'autres — le levier, c'est le contrat.

Ce que la faction fait à l'histoire

  • Elle éteint. Badge, mail, badge santé : demain vous n'entrez plus, nulle part, et ce demain a un campus, une école, une famille.
  • Elle s'approprie. Le nom sur le brevet, l'idée, le visage dans la pub. Exister professionnellement est un permis.
  • Elle reloge. Campus, visa, école des enfants : partir, c'est tout perdre. Le quotidien est la clause.
  • Elle interne le droit. Le juridique est la police. Le NDA est une frontière, plus forte qu'un poste dans au moins une scène.

Structure et leviers

RôlePouvoir concretLevier de scène
Direction / conseilFusion, licenciements, diplomatieFermer un site, vendre une équipe
RH / sécurité interneBadge, dossier, accèsÉteindre, muter, faire taire
JuridiqueClauses, procès, NDAMenacer, transiger, retarder
Employé-clé / lanceurSavoir, preuves, visage publicParler, fuir, négocier son nom

Anatomie de la faction

CoucheDétail concretEffet narratif
BadgeAccès, santé, un campus ferméLe quotidien se coupe sans keynote
BrevetNom absent, idée saisie, visage pubChaque scène de travail est aussi une scène de vol
ClauseNDA, non-compete, visa colléPartir coûte tout ; rester coûte la voix
FilialeSite fermé, équipe vendue, État de faitLa corp n'est pas un seul CEO

Scènes qui marchent

  • Le badge éteint : on n'entre plus, on n'est plus soigné, les enfants n'ont plus l'école. Personne ne discute l'entreprise ; le tourniquet le fait.
  • Le nom absent du brevet : l'idée, le visage, la pub. Parler, c'est perdre le visa ; se taire, c'est laisser le contrat mentir.
  • Le NDA contre le soin : le lanceur tient les preuves. La santé, le logement, le trajet tiennent au badge. Choisir, c'est déjà tout perdre — ou tout taire.

Pièges à éviter

  • L'organigramme-décor — Contre-exemple : filiales nommées, sigles de holding, une keynote — et aucun badge éteint. Le cyberpunk-décor n'écrit pas la corp.
  • Le CEO démon — Contre-exemple : un seul méchant en costume. La corp est un système (RH, juridique, labo), ou c'est un tyran.
  • Le cyber-logo — Contre-exemple : néons, zéro clause. Vous avez un lieu, pas une faction.
  • Le lanceur sans coût — Contre-exemple : la vérité sort, le personnage garde le visa. Si la dette n'a pas coûté, elle n'existait pas.

Variantes par genre

  • SF / cyberpunk : corps, implants, villes privées.
  • Thriller : un NDA, une fuite, un procès qui n'aura jamais lieu.
  • Littéraire : open space, burn-out, un badge qui survit au personnage.
  • Romance : aimer dehors, c'est parler ; le non-compete devient le chaperon.

Retournements

  • La corp protège contre l'État : le badge est le seul permis ; éteindre, c'était déjà une frontière.
  • Le brevet est vide : on vendait la peur, pas l'invention ; le nom absent n'avait jamais eu de vrai.
  • Le RH est l'enquêteur : le dossier interne ouvre le crime ; la sécurité tenait déjà le polar.

Exemples célèbres

SF

  • Neuromancer, William Gibson
  • The Space Merchants, Pohl & Kornbluth

Série

  • Severance

Ressources

Checklist révision

  • Un personnage doit-il un badge, une PI, une clause ?
  • La corp peut-elle refuser soins, visa, le nom sur le brevet ?
  • Le quotidien dépend-il du contrat ?
  • RH, juridique et labo se contredisent-ils ?
  • Une scène dépend-elle d'un accès coupé ?

Comparaison

La corporation (megacorp)vsLa guilde marchande

Voir la fiche

La corporation (megacorp)

« Badge »

La guilde marchande

« Charte »

La corporation (megacorp)La guilde marchande

Lien

Badge

NDA, service juridique

Charte

visages, dette personnelle

Ce qu'elle refuse

Soin

visa, le nom sur le brevet

Crédit

étal, sauf-conduit

Échelle

Planète

filiale, État de fait

Ville

route, foire

Risque d'écriture

Organigramme-décor

zéro badge retiré

Tarifs-décor

zéro crédit coupé

Infographie

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La corporation (megacorp)

Badge

Brevet

Badge

Soin

Quiz révision

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FAQ

Faut-il un organigramme de filiales ?
Non. Un badge éteint, un brevet volé, un visa collé au contrat suffisent. Les sigles de holding sont du décor.
Quelle différence avec la guilde marchande ?
La guilde a des visages et une dette personnelle. La megacorp a un NDA et un RH. Table contre plateforme.
L'État a-t-il disparu ?
Pas forcément. Souvent la corp utilise l'État (permis, police, visas). Si le tampon est public, écrivez aussi cette pression.

Équipe éditoriale

ÉS

Équipe SagaScope

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